Vecteurs publicitaires

Deux questions, un seul résultat mesurable

Sur quelles plateformes ces sites ont-ils installé des balises ? Mesurable, et mesuré : les balises sont dans le code des pages que nous avons conservées.

Des annonces sont-elles effectivement diffusées ? Non mesurable avec nos moyens actuels. La section finale dit pourquoi, sans arrondir.

Ce que nous avons mesuré

Re-minage de 2189 captures conservées, sans le filtre anti-bruit qui écartait normalement Google et Meta.

Une distinction structure la lecture. Une balise de conversion est plus probante qu’un simple script de mesure : on ne pose un identifiant de conversion Google Ads ou un événement de conversion Meta que si l’on achète de l’espace. Un pixel de remarketing indique au minimum une audience constituée en vue d’un achat. La mesure seule n’indique rien d’autre qu’une analytique.

VecteurNatureSites de l’offre illégaleSites agréés
Google Analyticsmesure3547
Google Tag Managermesure31614
Meta — pixelremarketing370
Microsoft Advertising — UETconversion250
Smartico (CRM iGaming)CRM70
TikTok — pixelremarketing51
Meta — API de conversionsconversion30
Google Ads — balise de conversionconversion31
Adform (RTB)diffusion21
PropellerAdsdiffusion20
Google Ads — remarketingremarketing12
Google DoubleClickremarketing12
Snapchat — pixelremarketing11
Reddit — pixelremarketing10
Criteoremarketing10
Tabooladiffusion10
Affilka (affiliation)affiliation10
X/Twitter — pixelremarketing02

Ce que cela dit du modèle d’acquisition

Le modèle est le référencement organique, pas la publicité payante. Trois observations concordent :

  1. Les balises de conversion publicitaire sont rares — trois sites pour Google Ads, trois pour les conversions Meta.
  2. Le pixel Meta est présent sur 37 sites, ce qui est réel mais minoritaire au regard des 354 sites portant un compte Analytics.
  3. Et surtout : neuf résultats de recherche sur dix ne sont pas bloqués. Quand l’organique suffit, la publicité payante est un coût inutile.

C’est cohérent avec la structure observée ailleurs : des fermes de pages de captation optimisées pour le référencement, pas des campagnes.

Conséquence pour l’action. Interdire la publicité des opérateurs illégaux ne toucherait qu’une minorité du dispositif. Le déréférencement, lui, viserait le canal principal — et c’est précisément celui qui échoue aujourd’hui.

Microsoft Advertising, une anomalie à relever

25 sites de l’offre illégale portent une balise UET de Microsoft Advertising, contre aucun site agréé. C’est le second vecteur de conversion du corpus, loin devant Google Ads. Nous n’avons pas d’explication établie ; deux hypothèses se présentent, et aucune n’est vérifiée : un contrôle des annonceurs moins strict sur Bing que sur Google, ou un report d’acteurs exclus de Google.

À vérifier avant toute publication.

Un identifiant partagé, et une confirmation

Le pixel Meta 1807322459572484 est présent sur deux marques : LEJACKPOT et MEGAJACKPOT. Or notre regroupement automatique avait déjà fusionné ces deux marques, sur des indices entièrement distincts.

C’est la deuxième confirmation indépendante obtenue sur ce corpus, après OC24 Ltd pour FatBoss et MaChance. Un compte publicitaire partagé n’est pas une coïncidence : il désigne la même régie.

Ce que nous n’avons PAS pu mesurer, et pourquoi

Nous avons tenté de vérifier si des annonces sont réellement diffusées. Les deux tentatives ont échoué, et nous ne présentons donc aucun chiffre.

Google Ads Transparency Center. Nos requêtes par domaine renvoient « aucune annonce » pour l’ensemble des cibles. Mais nous avons passé la même requête sur un témoin1xbet.com, annonceur massif à l’échelle mondiale — et elle renvoie également « aucune annonce ». Le témoin invalide la mesure : c’est notre méthode d’interrogation qui est fausse, pas le résultat qui est négatif.

Sans ce témoin, nous aurions publié un faux constat. C’est la raison d’être des témoins.

Meta Ad Library. La bibliothèque publique oppose un mur de connexion à nos requêtes. Rien n’est mesurable sans compte.

Ce qu’il faudrait. Pour Google, l’interrogation par annonceur plutôt que par domaine, ou l’interface programmable du centre de transparence. Pour Meta, un jeton d’accès à l’interface programmable de l’Ad Library, qui suppose une demande d’accès. Les deux sont accessibles à une rédaction ; aucune ne l’est à un serveur anonyme.

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